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Samedi 13 décembre 2008

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Dimanche 7 décembre 2008

CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE regrette la dissolution de l’Institut Français de l’Environnement publiée au Journal Officiel du 29 novembre.


Pour Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, cet institut produisait de manière indépendante des rapports sur l’état de l’environnement en France qui faisaient référence. Le rattachement des missions et des personnels dans le service de l’observation et des statistiques du Commissariat au développement durable du ministère de l’Ecologie entraîne de facto la disparition de l’indépendance de l’information environnementale auprès du public. Le remplacement progressif des personnels spécialisés par des agents plus généralistes ou des statisticiens de l’INSEE renforce cet affaiblissement de l’information.


Par ailleurs CAP21 partage les préoccupations des personnels de l’ADEME sur les conditions de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement sur les territoires. Pour Eric DELHAYE, président délégué du mouvement, le placement des délégations régionales sous la tutelle des préfets, la prise en charge de nouvelles missions (gestion du fonds chaleur annoncé en novembre, plan de communication du MEEDDAT) et le transfert de certaines tâches aux nouvelles Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) jettent la confusion la plus totale auprès des personnels d’autant plus que ces réformes se font sans concertation. La situation doit être au plus vite clarifiée.

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Samedi 6 décembre 2008

CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE se félicite du texte que les ministres européens de l’environnement viennent d’adopter au sujet de l’évaluation de l’impact des organismes génétiquement modifiés.

Un certain nombre de points constituent ainsi une avancée incontestable et totalement opposée à la position pro-OGM que défend la Commission Européenne. Nous soutenons ainsi la demande de renforcement de l’évaluation des impacts environnementaux à moyen et long terme des OGM cultivés, notamment de ceux produisant des pesticides ou résistants à des herbicides, l’accès aux informations gardées secrètes par les entreprises de biotechnologie ou la possibilité d’avoir des zones sans OGM.

Ces conclusions du Conseil des Ministres de l’Environnement s’inscrivent dans le champ des propositions du rapport sur la gouvernance écologique que Corinne LEPAGE avait remis il y a quelques mois à Jean-Louis BORLOO.

CAP21 espère désormais que les recommandations des Etats membres vont être appliquées par la Commission Européenne.
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Jeudi 20 novembre 2008

Il ne peut y avoir de progrès humain et de citoyenneté responsable dans une démocratie moderne sans une éducation de qualité. L’école est aujourd’hui le lieu d’apprentissage des fondements du pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.


Malheureusement, c’est une toute autre logique qui prévaut aujourd’hui dans les réformes qui affectent le service public de l’éducation nationale :


-nouvelle organisation de la semaine et aides personnalisées au détriment du rythme scolaire des enfants dont la journée s’allonge pour les enfants en difficulté

-suppression de 6000 postes dont 3000 RASED dans l’école primaire

- nouveaux programmes de l’école primaire, plus lourds, avec horaires annualisés pour les savoirs autres que le français et les maths

- menaces sur l’école maternelle par la fusion avec des « jardins d’éveil »

- lycée « à la carte » avec modularisation des enseignements et diminution des horaires

- service minimum d’accueil des enfants imposé aux collectivités

- suppression des IUFM


autant de réformes ou de projets souvent impréparés et brusqués, réalisés sans concertation avec le monde enseignant et les collectivités locales.


L’impératif pédagogique ne justifie pas ces mesures mais seulement la volonté de réduire les dépenses publiques. On peut craindre que ce processus ne conduise insidieusement au démantèlement du service public et des statuts du personnel pour évoluer progressivement vers un modèle anglo-saxon.


Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, Les enseignants ont plus que jamais besoin d’une véritable reconnaissance et d’une restauration de leur autorité éducative dans une société où les repères se délitent. Le silence voire le mépris du Ministre de l’Education Nationale au mécontentement et aux revendications des enseignants ne peut perdurer. C’est la raison pour laquelle CAP21 apporte son soutien aux enseignants et demande la remise à plat des réformes par l’ouverture d’un vaste débat public sur l’avenir de l’Education en France.

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Mercredi 19 novembre 2008

A l’évidence, les énergies renouvelables constituent un moteur de croissance important pour la France et l’Europe. Encore faut-il une volonté politique sans faille pour créer les conditions favorables à leur essor.

CAP21 accueille avec satisfaction la plupart des mesures du plan sur les énergies renouvelables que vient d’annoncer le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.

Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, ce plan comporte des avancées substantielles notamment avec la création d’un fonds chaleur de plus de 1 milliard d’euros sur trois ans qui va permettre le développement sans précédent des chaufferies collectives et des réseaux de chaleur. Les mesures sont également intéressantes pour le développement du solaire avec un bémol sur l’absence de revalorisation du tarif de base pour les centrales au sol, revalorisation qui permettrait de tenir compte des conditions d’ensoleillement pour compenser les inégalités géographiques.


Pour l’éolien par contre, Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate s’inquiète de l’opposition très structurée qui se développe en France, à laquelle s’est rallié récemment un ancien Président de la République. Il sera physiquement impossible de parvenir à l’objectif de 23% d’énergies renouvelables en rendant de facto impossible le développement de l’énergie éolienne. Or, tel est bien l’objectif qui soumet aujourd’hui la construction d’éoliennes à des procédures très lourdes et complexes, plus qu’une usine Seveso par exemple puisque il faudra un plan général , un permis de construire et une procédure au titre des installations classées (ICPE) parfaitement inutile.Alors que la technologie est aujourd’hui mature, mise en place à grande échelle dans de nombreux pays (Espagne, USA, Chine, Allemagne, Danemark), la France impose la règlementation la plus dure au monde pour l’implantation de parcs éoliens. CAP21 est favorable à un encadrement par des schémas régionaux mais pas au coup de frein imposé actuellement à la filière éolienne.


L’Etat rend impossible l’objectif de 23% qu’il affiche par ailleurs, rend impossible le respect de nos engagements communautaires passés qui exigeaient 18% de renouvelable en 2010 et surtout répond aux souhaits du lobby nucléaire de faire exploser en plein essor la seule énergie en état aujourd’hui de grignoter quelques pourcentages à l’électricité nucléaire. Ainsi, le lobby nucléaire pourra continuer la désinformation consistant à soutenir que les énergies renouvelables sont incapables de fournir de l’électricité en quantité et que l’EPR est la seule réponse.

CAP21 espère pouvoir compter sur l’action déterminée de Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciuzko-Morizet pour accompagner cette filière incontournable vers l’accomplissement tant des objectifs européens que des objectifs du Grenelle.
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